Les employeurs visent à diminuer les salaires

Un gouvernement antisocial inspire apparemment les fédérations patronales du secteur des transports. Une proposition conjointe de TLV, FEBETRA et UPTR inclut une réduction de salaire pour la majorité du personnel roulant. Les employeurs « profitent » de l’introduction de la nouvelle classification de fonctions pour réduire le salaire de l’ensemble du secteur. 
Nouvelle classification de fonctions 
Ces dernières années, les partenaires sociaux sont occupés avec la nouvelle classification de fonctions pour les chauffeurs professionnels. La classification de fonctions précédente (uniquement basée sur le type de véhicule) n’était plus « à jour ». Le 19 juin 2014, une CCT avec la nouvelle classification de fonctions a été signée. Elle est divisée en 4 catégories (classes), en tenant compte des diverses compétences auxquelles les chauffeurs actuels doivent satisfaire. 
Enquête 
L’enquête réalisée auprès des chauffeurs devait déterminer à quelle catégorie appartenait chacun d’entre eux. Voici le résultat : 1,20% classe 1, 49,40% classe 2, 30,68% classe 3 et 18,73% dans la classe 4. Environ 80% des chauffeurs du secteur se situent entre la classe 2 ou 3. 
Propositions des employeurs
Une nouvelle classification est une chose. Tout aussi important est la liaison des salaires aux quatre nouvelles catégories spécifiques. Et c’est là que les choses ont dérapé ! 
Une première proposition des employeurs : transférer tout simplement les salaires actuels aux nouvelles classes. Ceci est inacceptable, parce que la grande majorité des chauffeurs se trouve actuellement dans la classe de salaire supérieure de la classification de salaires précédente. Dans la nouvelle classification, la majorité se retrouvent dans la classe 2 ou 3, ce qui signifie dans cette proposition une diminution de salaire pour la quasi-totalité du secteur. Les chauffeurs d’éco-combis (camions longs et lourds) et de messagerie ne trouveront pas leur place dans la proposition de l'employeur et seraient sous-payés, ou même, leur salaire serait diminué. 
Une deuxième proposition des employeurs a mis un petit « pansement » sur une plaie trop grande mais les chauffeurs seraient toujours perdants. 
Contre-proposition des syndicats 
Une contre-proposition du front commun syndical CSC-FGTB a bien pris en compte les réalités de la nouvelle classification, mais celle-ci a été immédiatement balayée par les employeurs. Il n'y avait pas de place pour la négociation, leur proposition était à prendre ou à laisser. 
La CSC et la FGTB appellent donc à nouveau les employeurs à tenir compte, lors de la liaison des salaires, du contenu réel et du travail véritable des chauffeurs du secteur. L'étude réalisée a démontré que les compétences requises pour un chauffeur au cours de ces dernières années sont devenues de plus en plus complexes. Demander la diminution des salaires des chauffeurs démontre un manque total de respect des employeurs pour leurs travailleurs.