Sauvons nos trains !

Sauvons nos trains
La CSC-Transcom, secteur Chemins de fer, a décidé de mener un combat d'envergure dont la première étape se concrétise par une vaste campagne d'information destinée aux voyageurs pour les informer sur l'envers et les revers du "Plan Galant" pour le rail. Cette campagne d'information débute ce 8 octobre entre 6 H et 9 H dans les gares de Bruxelles-Midi, Bruxelles-Central, Charleroi, Mons, Namur, Ottignies, Liège et Arlon, Ostende, Bruges, Courtrai, Termonde, Gand, Saint-Nicolas, Malines, Aalst, Grammont, Anvers-Central, Louvain et Hasselt. 
La CSC-Transcom constate que des dizaines de pétition sont lancées par les navetteurs excédés par la suppression de lignes, par les conséquences négatives du plan de transport, par la fermeture des gares, par la fermeture des guichets, par le manque de ponctualité, par le manque de présence "humaine" pour les personnes en difficulté, par le manque de service, par le manque d'écoute du monde politique,.... Toutes ces revendications, les cheminots les partagent. 
Plutôt que de déployer une énergie à mener des combats disparates, la CSC-Transcom a décidé d'unir toutes ces forces vives pour être entendus et pour obtenir un nouveau plan d'avenir pour le rail qui répondra aux attentes des navetteurs, des voyageurs, des cheminots et de tous les acteurs intéressés par cette cause. 
La CSC-Transcom dénonce avec force le "Plan Galant" qui renferme un certain nombre de mesures synonymes de démantèlement du rail belge. 
Dans ses nombreuses déclarations médiatiques, la Ministre affirme vouloir donner un avenir aux Chemins de fer mais elle leur enlève 3 milliards pour fonctionner. Ce n'est pas un slogan, c'est un fait. Les conséquences de cette mesure ne se font et ne se feront pas attendre. Elles se traduisent d'ailleurs par un certain nombre de décisions concrètes d'ores et déjà prises par les Administrateurs-délégués de la SNCB et de D'INFRABEL : 
Pour la SNCB, par exemple, on parle de flexibilité tarifaire, de suppression des accompagnateurs sur les petites lignes, de suppression supplémentaire de guichets, de suppression de points d'arrêt, de suppression de personnel au service de la clientèle, du transfert du rail vers le bus quand le rail n'est soi-disant pas compétitif,... 
Pour INFRABEL, les décisions de suppression de lignes, d'interruption d'entretien des voies, d'entretien de caténaires et de suppression d'investissements sont déjà prises. Les conséquences sont très simples : si l'entretien d'une voie ou des caténaires n'est plus assuré, l'infrastructure se dégrade, la sécurité n'est plus fiable, ce qui conduit à la suppression de la ligne. 
D'autres initiatives, au noir dessein, consistent également à conduire à l'inévitable : en gare de Namur, par exemple, (une des gares wallonnes les plus fréquentée), un nombre très réduit de guichets est accessible aux clients alors que l'ensemble du personnel des guichets est présent. On les affecte à d'autres tâches que celles des guichets, pour amener la clientèle à se tourner vers les automates. Ces automates seront désormais les seuls interlocuteurs d’un service public si aucune action n'est entreprise. 
Outre ces faits inadmissibles, s'ajoute la dure réalité pour les cheminots pour lesquels 60 % des départs naturels ne seront pas remplacés à l'avenir ! 
Pour toutes ces raisons, la CSC-Transcom demande un nouveau plan d'avenir pour le rail qui réponde à une véritable politique de mobilité où chaque moyen de transport détient sa place en complémentarité avec d'autres. 
Face à l'obstination aveugle de ce Gouvernement de démanteler les services publics en général, face à l'obstination de la Ministre d'appliquer les lignes de conduite de son plan qui signifieront à terme le démantèlement de l'infrastructure et le risque de faillite de la SNCB, la contre-attaque doit être d'ampleur. 
Cette campagne d'information est une première étape qui jette les bases de cette contre-attaque. Retrouvez-nous sur : http://www.sauvonsnostrains.be

Tract 'Sauvons nos trains'

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