Rail: Service minimum ou chaos maximum ?

La CSC-Transcom a pris connaissance ce matin de la volonté du Ministre Bellot de déposer un projet de loi sur le service minimum. Rien de nouveau sous le soleil, dès 2014, cela était annoncé dans l’accord de gouvernement. Pour la CSC-Transcom, un dialogue social basé sur le respect mutuel et visant à la recherche de solutions est la seule façon d’éviter les conflits. 
Restreindre encore plus le droit de grève qu’il ne l’est déjà aujourd’hui représente une atteinte directe et totalement inacceptable envers les droits fondamentaux des travailleurs. Marianne Lerouge : «Cela limite une fois de plus la liberté d’expression des travailleurs par rapport à une situation qui les heurte. Que ce soit au niveau des économies imposées au rail par le gouvernement ou contre les restructurations incessantes qui en découlent." 
Luc Piens: “Volgens de informatie die we vandaag in de pers konden vernemen, wordt het overleg blijkbaar vier dagen op voorhand afgebroken: het personeel zou vier werkdagen vooraf moeten laten weten of het al dan niet staakt of werkt. Maar hierdoor wordt het niet mogelijk om nog vóór een aangekondigde staking tot een compromis te komen. Het is ook eigenaardig dat mensen in die laatste vier dagen niet meer van gedacht mogen veranderen. Een staking wordt voorkomen wanneer bij de sociale partners de wil er is om tot een goed overleg te komen. Dit voorstel zal daar niet toe bijdragen. ». 
Ce n’est pas la réponse dont les voyageurs ont besoin Marianne Lerouge. "Ce projet de loi n’apportera pas de réponse au mouvement spontané. Certains politiciens trompent les navetteurs. Ce qui dérange le plus le voyageur, et à juste titre, est de ne pas savoir si les trains rouleront ou pas. Or ici, le monde politique s’attaque aux grèves qui sont déjà annoncées, par un préavis officiel ». 
En voulant implémenter le service minimum, le gouvernement boucle un dossier symbolique mais oublie, d’autre part, qu’il met la sécurité et le confort des voyageurs en péril. La CSC-Transcom refuse d’en prendre la responsabilité et continuera à plaider pour un service de qualité garantissant la sécurité. 
La CSC-Transcom est convaincue qu’un service minimum ne sera pas une partie de plaisir pour les voyageurs. Bien que le ministre affirme que l’on communiquera convenablement avec eux sur le sujet, celui-ci n’est pas réalisable dans la pratique. « Un chaos maximum en est plutôt une meilleure description ».