Travail intérimaire au détriment du personnel

Jeudi le 1er mars, la réglementation pour le travail intérimaire auprès des autorités et des entreprises publiques sera approuvée au Conseil des ministres. Une mesure inutile vu que le travail temporaire est déjà suffisamment réglementé actuellement et que le coût du travail intérimaire est généralement plus élevé. En outre, beaucoup de jobs sont tellement spécialisés qu’il est pratiquement impossible d’y prévoir du travail intérimaire. Aux yeux de la CSC-Transcom, il est à nouveau question d’une mesure de harcèlement vis-à-vis du personnel de la fonction publique, en faveur des agences de travail intérimaire, mais au détriment du personnel et des services. 
La CSC-Transcom se pose beaucoup de questions à propos de la décision du Conseil des ministres sur le travail intérimaire dans les entreprises publiques, à savoir bpost, Proximus, la VRT, les Chemins de Fer belges et Belgocontrol. Dans la pratique, beaucoup de jobs n’entreront même pas en ligne de compte. De multiples fonctions nécessitent en effet une connaissance spécifique accrue de différentes procédures et règles. Le personnel est formé à cet effet au sein de l’entreprise et n’a pas seulement besoin de ces connaissances très spécifiques, mais aussi d’un lien fort avec son entreprise pour pouvoir garantir des services de qualité et sauvegarder la sécurité. 
En ce qui concerne d’autres fonctions, comme les collaborateurs administratifs ou les guichetiers, la CSC-Transcom ne voit pas de plus-value non plus. Il est déjà possible de recruter des contractuels avec un contrat temporaire pour faire face à des périodes de grande pression ou d’absences de longue durée de collègues. “Nous ne voyons donc aucune raison d’ajouter une nouvelle réglementation, surtout parce que celle-ci engendrerait beaucoup plus de frais pour les entreprises, tandis que ce gouvernement oblige de plus en plus les services publics à faire des économies.” 
Le travail intérimaire auprès des entreprises publiques est venu à la demande des agences de travail intérimaire. Il ne s’agit donc ici que d’une façon de faire plaisir à ce secteur, mais cette réglementation aura uniquement un impact négatif sur les travailleurs et les utilisateurs de ces services publics. Ceci est inacceptable pour nous.