Tract démontre la nécessité d’un accompagnateur de train

Le jeudi matin, le 27 octobre La CSC-Transcom distribue des tracts d’information dans la gare de Bruxelles-Midi pour le maintien d’accompagnateurs à bord des trains. Avec cette action le syndicat veut démontrer que l’accompagnateur ne fait pas que contrôler les billets. Il veille aussi à la sécurité, au confort des voyageurs. 
S’il ne tenait qu’au CEO de la SNCB, Mr. Jo Cornu, plus aucun train desservant les régions rurales ou du Réseau Express Régional (RER) ne circulerait avec un accompagnateur de train. L’adaptation de la loi rendant obligatoire la présence d’un accompagnateur à bord de chaque train est actuellement sur la table dans le cadre des mesures d’économies de 3 milliards euros que la SNCB doit réaliser pour les années prochaines.
Dans cette logique les accompagnateurs de train représentent une charge financière. Mais ce n’est pas du tout correct, argumente la CSC-Transcom : la suppression de l’accompagnateur augmente le facteur risque pour les voyageurs et nuit à leur sécurité. Pour cette raison, le syndicat CSC Transcom s’adressera demain aux voyageurs avec un tract d’information afin de les sensibiliser au sujet des tâches d’un accompagnateur et son rôle crucial pour rendre leur voyage sûr et confortable. 
Sécurité et service 
"Les voyageurs ne se rendent pas compte que l’accompagnateur de train ne fait pas que contrôler les billets", explique Marianne Lerouge, responsable générale de chemins de fer à la CSC-Transcom. Le tract explique que celui-ci contrôle aussi que les portes sont bien fermées et sécurisées et doit prendre les décisions en cas d’urgence. C’est chez lui que les voyageurs peuvent demander de l’information ou de l’aide. "Après le remplacement du personnel des guichets par des automates, l’accompagnateur reste le seul contact humain possible. S’il n’y a plus d’accompagnateur, à qui peuvent s’adresser les voyageurs pour des informations complémentaires sur les correspondances ou pour l’achat d’un billet?" 
L’action de demain fait partie d’une campagne européenne de la Fédération Européenne des travailleurs du transport (ETF) et sera répercutée dans beaucoup d’autres pays. Le front commun syndical note que, dans toute l’Europe, l’idée de ne plus avoir qu’un conducteur, et donc de supprimer les accompagnateurs, grandi, ce qui suscite les plus vives inquiétudes en termes d’emplois et en termes de sécurité des passagers. 
A Bruxelles-Midi les délégués syndicaux distribueront des tracts entre 6.45h et 9.00h. Egalement dans d’autres gares en Flandre et en francophonie, les voyageurs rencontreront ces délégués et recevront un tract.