Service minimum oui, mais dialogue social non?

La CSC-Transcom est très étonnée de n’avoir reçu aucune réponse du ministre de la Mobilité Bellot à divers courriers qu'elle a envoyé le mois dernier. Contrastant avec cette main tendue, il y a le débat sur le service minimum aujourd'hui à la Chambre. Quelle est l'importance que le ministre accorde effectivement au dialogue social? 
Avec l’accord d'été du gouvernement, nous avons vu une nouvelle attaque contre les services publics et les chemins de fer. La suppression des nominations statutaires, les atteintes au système de pension et les allusions à une possible privatisation ont suscité beaucoup d’inquiétude chez les cheminots. Après une large consultation de sa base, la CSC-Transcom, avec les autres centrales CSC du secteur public - a décidé d'avoir plus de clarté sur ces différents dossiers avec les ministres compétentes. 
Le 11 septembre, la CSC-Transcom a écrit un courrier au ministre de la mobilité Bellot afin d’avoir plus d'informations sur les dossiers importants pour l'avenir du personnel. Les 20 et 28 septembre, un deuxième puis un troisième courrier furent envoyés. «Nous sommes très surpris que nous n'ayons pas encore été invités ou même reçu de réponse écrite, d'autant plus que le gouvernement n’a que le mot « dialogue social» à la bouche, déclare Marianne Lerouge, responsable générale du secteur rail pour la CSC-Transcom. 
Par contre, ce qui est à l'ordre du jour de la Chambre aujourd'hui, c'est le service minimum pour les Chemins de fer belges. "Le service minimum est un outil mis en œuvre au moment où le dialogue social est rompu. Ce que la CSC-Transcom veut et fait, c’est stimuler le dialogue social en amont ! Nous voulons renforcer le rôle du conciliateur social par exemple. Nous sommes vraiment curieux de connaître les mesures que ce gouvernement veut prendre pour soutenir et promouvoir le dialogue social en lui-même". 
L'absence de réaction à notre demande montre en tous les cas que la volonté n’est pas très grande. "Le gouvernement réagit avec indignation dans les médias s’il n’est pas contacté pour une consultation préalable, mais quand nous la demandons, nous ne sommes pas entendus ». Ce n'est pas grave. "Pour la CSC-Transcom, la balle est maintenant dans le camp du ministre. S'il n'entend pas notre demande, il sera seul responsable si des réactions plus dures devaient survenir". 
Le premier ministre Michel avait lui répondu à une invitation des services publics de la CSC, il a reçu nos collègues le 27 septembre.