"Un chauffeur est plus fort quand il connait ses droits"

La CSC-Transcom ira à la rencontre de chauffeurs étrangers et leur remettra un dépliant d’information leur expliquant leurs droits Le samedi 18 mars, la CSC-Transcom distribuera sur les aires d’autoroute des dépliants d’information aux chauffeurs étrangers. Ces dépliants contiendront des informations sur leurs droits au niveau salaire et conditions de travail. 
La CSC-Transcom vous invite chaleureusement à assister à cette action. Vous aurez également la possibilité de discuter avec les chauffeurs. L’action de samedi se réalisera sur 2 aires d’autoroute réputées pour leur usage comme zone de stationnement par les chauffeurs, il s’agira du parking de Blandain-Froyennes le long de la E429(sens Belgique -France) et celle de Ranst sur la E19. A 16h les responsables du secteur Transport routier et Logistique donneront plus d’explications sur l’action. L’action marquera le début d’une campagne d’une semaine au cours de laquelle la CSC-Transcom répétera son action sur différentes aires de parking de notre pays. 
De nombreux chauffeurs Polonais, Roumains, Lituaniens, Estoniens et Bulgares roulent pour des firmes belges – qui ont souvent des sociétés ‘boîtes aux lettres’ à l’étranger. La CSC-Transcom veut aller à la rencontre de ces gens et leur signaler leurs droits. Leur expliquer les conditions pour avoir droit à un salaire Belge, quel salaire est d’application, quelles conditions de travail. En effet, un chauffeur connaissant ses droits est plus fort. 
Extrait du dépliant: 
"Des chauffeurs sous-payés qui dorment dans le camion, dans des baraquements ou dans des containers, qui ont beaucoup trop d’heures de conduite au compteur… Souvent cela concerne des chauffeurs étrangers qui travaillent chez nous pour un salaire beaucoup trop bas et avec des conditions déplorables de travail. Les victimes de tout cela ce sont eux mais également les chauffeurs belges car leur job est de plus en plus mis sous pression. Qui sont les responsables ? Pas les chauffeurs étrangers mais les entreprises qui font un bénéfice maximum via, entre autres, des sociétés ‘boîtes aux lettres’. Elles contournent leurs obligations sociales et versent des salaires trop bas. Comme syndicat nous combattons cette concurrence déloyale, cette exploitation, cette forme d’esclavagisme moderne. Connaître ses droits est essentiel pour un chauffeur, c’est un avantage indéniable car un chauffeur informé est un chauffeur plus fort. Dans la plupart des cas, un chauffeur étranger a droit au même salaire et aux mêmes conditions de travail que ses collègues belges."