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Tandis que tout le monde ne cesse de parler de BHV, des élections à la présidence, des disputes internes au sein des différents partis politiques, des remaniements ministériels, du choix – opportun ou non – du successeur de Herman Van Rompuy, … les grandes multinationales quittent une à une notre pays. Une délocalisation équivaut généralement à un déplacement vers un pays où les conditions salariales sont nettement inférieures, mais DHL, Opel et Bayer optent pour l’Allemagne. Pourquoi ? Quelle est la différence ? Les organisations des employeurs tentent de démontrer les dysfonctionnements de notre position concurrentielle vis-à-vis de nos pays voisins. La CSC estime cependant qu’un statut unique aurait davantage un effet salutaire sur le marché du travail. Voilà pourquoi elle fut l’unique syndicat à proposer un programme en 7 points pour atteindre cet objectif. Il n’est pas normal que la Belgique demeure un des seuls pays européens à vouloir maintenir le double statut ‘ouvrier-employé’. Il existe en effet suffisamment d’arguments valables pour supprimer cette dualité. Selon la loi, un travailleur est un ouvrier lorsqu’il effectue un travail manuel et un employé lorsqu’il effectue un travail intellectuel. A l’époque de la révolution industrielle, cette distinction était claire, mais l’évolution technologique ne permet plus de considérer le travail d’un ouvrier comme étant purement ‘manuel’. Or, un état d’urgence nécessite des mesures nécessaires. Cette crise étant une opportunité pour la CSC, celle-ci insiste pour harmoniser le règlement protégeant contre le licenciement. La position sociale des ouvriers sur le marché du travail est moins élevée et c’est pour cette raison qu’ils méritent d’avoir des délais de préavis plus longs. Nous devons en effet lutter en faveur d’une justice sociale et éviter de soutenir un système injuste. La Belgique connaît à la fois un taux de chômage élevé et un grand nombre de métiers en pénurie. Ce problème ne peut être résolu qu’en rapprochant ces deux catégories. Déjà au moment du choix des études, cette scission entrave l’afflux vers ces professions susmentionnées et les employés ne souhaitent pas échanger leur statut contre un statut d’ouvrier moins avantageux lors de leur carrière. Cette situation perturbe considérablement le marché du travail. Pour contrer cette migration des grandes entreprises situées en Belgique, nous avons le courage de proposer cette solution. Il ne reste plus qu’à savoir qui est disposé à nous suivre. |